dimanche 1 novembre 2009

On feut nous paffer au fil du fabre


en ce moment je trace dans les coups de battes politico-philosopho-freudo-sociétales qu'assène marc fabre dans son ouvrage " les mythes tauromachiques" édité aux nouvelle presse du languedoc.
alors ciego ?
alors, c'est pointu. c'est bien écrit. c'est innovant dans la manière d'opérer dans l'antitauromachie. c'est érudit. c'est costaud. c'est pas du cricri laborde, quoi ! bon, il cite philippe val ( vous voyez, le valet sarkozyen déguisé en taupe humaniste par l'habilleuse en chef carlalalalère )et michel onfray (vous savez, l'épicurien qui confond pédophile et pédéraste mais pas picrate et eyquem ), comme quoi nobody's perfect dirait jacques citron.
donc, va falloir du temps pour surmonter mes pulsions de pervers polymorphe dès que je vais croiser ma dirluche, mes élèves, mon banquier, mes voisins, ma femme, mon chat et , toute honte bue ( il le dit le marco ,"allez, au bar , comme tout le monde " en parlant des intellectuels chez qui il a traqué des réticences à s'avouer aficionado bien que nous les ayons cloués au panthéon des arènes ) bue disais-je et assumée,pouvoir analyser et contre-attaquer pied à pied. ou acquiescer avec lui, puisque le fabre sans le goupillon a truffé son essai de plein de choses avec lesquelles je suis d'accord.
en attendant, le ciego ne vous salue pas , il sooÔrt (pour lire et rigoler un peu, ça c'est pour rassurrer l'auteur de la pièce à charge puisqu'il dit qu'on est tout sauf des drilles joyants et qu'on ferait aussi bien de prendre un bon bouquin - on sait pas lire marc, en tout cas si on lit c'est de travers alors on "would prefer not to" like bartleby said, ou encore d'aller en rando dans les cévennes -il est du coin ce qu'il tient à mettre en avant, c'est pas un putaingue de parisien bobochébran , tiens c'est une idée, merde, il pleut je vais me mater un film porn...euh une corrida sur canal andalucia ) .

donc, hasta la revoyure.

ludo

nb : le titre est à lire à haute voix avec un accent teinté casque à pointes pisque monsieur MF nous range, plutôt, du côté des pulsionnés nazis, as usual , là c'est sûr il n' a rien de luminescent dans son argumentaire ( en fait il englobe les totalitarismes en conclusion ). ça fait toujours du bien ce défulement historique.il n'est d'ailleurs pas en reste pour, à son tour, manipuler l'interdiction des corridas en zone républicaine ( et omettant de parler de la similaire édictée par les fascistes bien avant ). pauvre histoire.

3 commentaires:

el chulo a dit…

tu m'zscuseras, ce làç n'a rien à voir ici, mais je réponds à ton texte de le ciego n'aime pas etc, car on me demande une fois de plus de m'inscrire.


ami ciego,

ta répulsion me suffit.

je ne lirai pas cette connerie, j'en lis d'autres, rassure toi.

une fois de plus de talentueux intellos, confondent ce qui est du domaine de l'humain (duende), avec ce qui est du domaine du rationnel, comme si, mozart, rimbaud ou picasso pouvaient se mettre en équation.

encore une fois on utilise semble t'il des thèmes éculés de la "politisation" de la tauromachie, qui, bien évidemment sont des conneries.

algabeno, célébre torero des années trente, fut un "senorito" extrémiste "queipiste" de la première heure, et il le paya d'ailleurs de sa vie.

il est vrai aussi que les anarchistes se sont parfois, et tout est dans le parfois, prononcés contre la corrida, jugée décadente car pilotée par les "latifundistas", cherchez l'erreur senor jeanpierre!.

pour le reste de nombreuses figuras faisaient le salut qui convenait en fonction de la zone où ils toréaient.

pour le reste enfin, il a existé des milices corporatives "izquierdistas", une au moins regroupant des subalternes.

il me semble correct de signaler, que plus tard, antonete refusait de saluer le palco lorsque la famille de franco (pas réellement attiré par ailleurs) y campait.

bien plus préoccupante est cette manie des intellos bien pensants, mille fois relevée, de brandir leur compréhension ignare de la "guerre d'espagne" afin de se situer sur un terrain superficiel et foireux, où personne, pensent t'ils ne peut les atteindre, mettant à profit une citation isolée qui ne signifie rien, en ces temps où les outrances rhétoriques abondaient de part et d'autre.

qu'ils disent qu'ils détestent la corrida, je peux le comprendre, et d'autant mieux que nos "dépendants" de l'industrie s'acharnent à donner des arguments à une attaque de fond, fondée et intelligente, donc, je l'admets parfaitement.

et quant aux fascistes, les membres du poum étaient considérés par les staliniens mouture espagnole, faut t'il le préciser, comme des fascistes.

bref, s'il vous plait, paix aux morts de la guerre d'espagne, surtout que des ignares ne les fassent pas parler, et espérons surtout que le devoir de mémoire sera exercé.

celà me paraît de plus en plus légitime et nécessaire, comme si légitime ne suffisait pas.

s'est t'on interrogé pour savoir si les combats de coqs étaient des pratiques fascistes, alors que le spectacle navrant des stades de foot donne aussi à penser.

mais, bon je déteste le foot, mais jamais ne songerais à le faire interdire.

abrazo ami

ludo a dit…

chulo,
oui, cette obsession à vouloir démontrer que la corrida est fasciste puisse son essence s'accomoda fort bien de la dictature franquiste et delà le mépris et la torsion des faits ( n'occultons pas nous-mêmes les penchants, soutiens ou participations actives et nombreuses au régime de la part du mundillo,mais notre limpieza de corrales est ouverte ce qui n'est pas le cas de tout le monde, par contre , bizarrement, pour le foot, ou l'olympismpe avec ce grand démocrate de samaranch, ça ne chatouille personne d'en faire le rappel à chaque fois qu'on publie un bouquin sur le sport ).
cela dit, le bouquin de fabre aborde cette question assez peu mais il ll'aborde et , là; ne fait pas montre de beaucoup plus de sérénité et de connaissances que les copains abolitionnistes classiques.
pour le reste,on y reviendra.

ludo

el chulo a dit…

oui, tu as raison, en grande majorité les éleveurs de toros, en général "latifundistas" ont aidé le franquisme (c'zsst parfois un euphémisme) et pour certains en ont même profté pour être annoblis pour services rendus, car franco aimait assez distrubuer les titres de noblesse, lui qui entrait dans les églises sous un dais, privilège pourtant réservé au pape ou au souverain.
mais ceci n'a que peu à voir avec ce que la corrida populaire représente, et de ce point de vue, c'est bien moins déterminé, sinon pas du tout, au niveau des autres acteurs.
c'est un détail mais ça m'agace!